MARIAGE: QUELLES SONT LES DÉMARCHES ADMINISTRATIVES ?

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LE MARIAGE, VOUS EN RÊVEZ LA NUIT ET C’EST VRAIMENT LE CAS DE LE DIRE. QU’EST CE QUE LA PUBLICATION DES BANS, LA VISITE PRÉNUPTIALE ? QUI DOIS-JE AVERTIR DE MON MARIAGE ?


PRÉPARER LE MARIAGE CIVIL

Pour se marier civilement au Luxembourg, il est nécessaire d’effectuer au préalable un certain nombre de démarches (pouvant varier selon la nationalité des futurs époux) et de réunir l’ensemble des pièces requises pour constituer le dossier de mariage. Le mariage religieux ne peut avoir lieu qu’après le mariage civil.

Cible(s) concernée(s)

La préparation du mariage civil concerne toute personne souhaitant contracter un mariage au Luxembourg, à savoir les :
• résidents de nationalité luxembourgeoise ;
• ressortissants de l’Union européenne (UE) résidents ;
• ressortissants des pays tiers résidant légalement sur le territoire luxembourgeois (le mariage sera refusé si la personne ressortissante d’un pays tiers se trouve en séjour irrégulier au Luxembourg).

Toutes les pièces requises pour célébrer un mariage au Luxembourg entraînent des démarches spécifiques qui varient selon la nationalité des futurs époux.

Descriptif de la démarche

La préparation du mariage civil commence au plus tard :
• 2 mois avant la date du mariage pour les résidents de nationalité luxembourgeoise ;
• 3 mois avant la date du mariage pour les résidents non luxembourgeois.

Démarches préliminaires pour constituer le dossier de mariage

Les démarches préliminaires à prendre en compte sont les suivantes :
• l’un des futurs époux doit se présenter devant l’officier de l’état civil de la commune où l’un d’eux a son domicile légal (au choix) pour remplir les formalités en vue de la constitution du dossier pour le mariage (il devra se munir de sa carte d’identité / passeport et celle de son conjoint) ;
• l’officier de l’état civil lui remettra les formulaires relatifs aux démarches à effectuer et indiquera les pièces à fournir. Les pièces requises (énumérées au point 3) pour constituer le dossier de mariage devront être rédigées obligatoirement en français, en allemand ou en anglais. Si ce n’est pas le cas, les futurs époux devront soit :
> les faire traduire par un traducteur assermenté dans l’une de ces 3 langues (une liste de traducteurs assermentés peut être demandée auprès du ministère de la Justice) ;
> demander un acte international ou national auprès de l’autorité compétente du pays d’origine, comportant la légalisation de signature ou l’apostille (permettant de valider et de faire reconnaître un document à l’étranger).
Les pièces requises devront être déposées au bureau de l’état civil au plus tard 1 mois avant la date du mariage.

Examen médical prénuptial

Toutes les personnes voulant se marier au Luxembourg doivent se soumettre à un « examen médical prénuptial » en vue de la délivrance d’un certificat médical (valable pendant 2 mois).

Les intéressés doivent préalablement indiquer à l’officier de l’état civil le nom et l’adresse du médecin qui sera chargé de l’établissement des certificats médicaux avant mariage.
• les futurs époux récupèrent le formulaire pour l’examen prénuptial, à la commune où le mariage est prévu. Ce formulaire est rempli par l’administration communale ;
• le couple, muni de ce formulaire et d’une pièce d’identité, se rend au Centre de Transfusion de la Croix- rouge pour l’analyse sanguine ;
• les futurs époux se rendent ensuite à un Centre médico-social de la ligue luxembourgeoise de Prévention et d’Action médico-sociales pour faire le test à la tuberculine ;
• le médecin indiqué préalablement à la commune reçoit le résultat des analyses dans un délai de 2 semaines. Les futurs époux se rendent auprès de ce dernier pour obtenir le certificat médical prénuptial qui est à remettre au bureau de l’état civil de la commune afin de procéder par la suite à la publication du mariage (la visite médicale est payante mais remboursée par la Caisse nationale de santé).

Au Luxembourg, tout mariage doit être publié pendant 10 jours dans la commune du lieu de résidence des 2 époux. Cette publication se fait dès réception des certificats médicaux à l’état civil de la commune où le mariage sera célébré.
Pour les personnes ayant déménagé dans leur nouvelle commune de résidence depuis moins de 6 mois, la publication du mariage devra se faire dans les 2 communes.

Pièces indispensables pour constituer le dossier de mariage

• une preuve d’identité (photocopie du passeport ou de la carte d’identité valable) ;
• le certificat médical prénuptial, délivré par un médecin établi au Luxembourg dès réception des résultats des analyses sanguines ;
• une copie intégrale de l’acte de naissance des futurs époux (avec indication des noms des parents), établi par la commune de leur lieu de naissance. Pour être valable, cette copie intégrale doit dater de moins de 3 mois si elle a été délivrée à Luxembourg et de moins de 6 mois si elle a été délivrée à l’étranger. Si cet acte ne peut pas être délivré, l’intéressé pourra le remplacer par un acte de notoriété délivré par le juge de paix de son lieu de naissance ou de son domicile légal, acte devant être homologué par le Tribunal d’arrondissement du lieu où doit être célébré le mariage. Si l’acte de naissance a été dressé à l’étranger, il faut produire :
> soit un acte international (conformément à l’annexe de la Convention CIEC n° 16) ;
> soit un acte national avec légalisation de signature ou apostille (Convention de la Haye).
• un certificat de résidence, établi par la mairie de leur lieu de résidence. Le mariage ne pourra être célébré que dans la commune où l’un des futurs époux a son domicile légal ;
• un certificat de célibat (avec indication de l’état civil) attestant du célibat avéré des futurs époux et datant de moins de 3 mois. Il est établi par la commune du lieu de naissance des époux.

Le cas échéant :
• l’acte de décès du conjoint précédent ;
• l’acte de naissance des enfants à légitimer. S’il y a un ou des enfants nés avant le mariage et non reconnus par le père (et/ou la mère), il est nécessaire de faire la ou les reconnaissance(s) avant la célébration du mariage. En effet, le ou les enfants ne pourront avoir le statut d’enfants légitimes si la reconnaissance n’est pas faite avant le mariage. Partant, un enfant dûment reconnu est automatiquement légitimé par le mariage ;
• l’acte de décès des père/mère pour les mineurs d’âge ;
• l’acte de mariage avec mention de divorce ou transcription du jugement de divorce.

Concernant les pièces relatives au divorce, il faut entendre :
• l’acte de mariage avec mention de divorce ou jugement de divorce concernant tous les mariages précédents (si le divorce n’est pas mentionné en marge de l’acte de naissance) ;
• le jugement de divorce prononcé à l’étranger :
> en cas de jugement prononcé avant mars 2001 : faire confirmer le divorce par un jugement exécutoire du Tribunal à Luxembourg ;
> en cas de jugement prononcé après mars 2001 : faire confirmer le divorce par un certificat dûment rempli par la juridiction ou l’autorité étrangère compétente de l’Etat membre de l’Union européenne dans lequel la décision a été rendue. Ce certificat doit être rédigé, daté et signé.

Renseignements à fournir pour finaliser la préparation du mariage

• les lieu et date de naissance des parents, leur domicile et profession respective. Si un des père ou mère est décédé, les lieu et date de décès sont à indiquer ;
• les matricules nationaux des futurs époux. Le matricule est le numéro d’identification attribué aux personnes nées ou résidentes au Luxembourg. Il se base sur la date de naissance, assorti à un code de contrôle ;
• les nom et adresse du médecin qui sera chargé d’établir le certificat prénuptial ;
• le nombre de personnes assistant au mariage civil ;
• l’adresse des futurs époux avant le mariage.
• l’adresse des futurs époux après le mariage.

Documents supplémentaires à fournir pour les ressortissants de nationalité :

• allemande « Ehefähigkeitszeugnis » délivré (sur demande de l’officier de l’état civil de la commune de mariage au Luxembourg)
> par la commune du dernier domicile en Allemagne ;
> par la commune de naissance ;
> par le Standesamt Berlin lorsque l’intéressé(e) n’a jamais habité en Allemagne ;
• américaine « Affidavit » délivré au Luxembourg par l’Ambassade des Etat-Unis d’Amérique ;
• autrichienne « Ehefähigkeitszeugnis » délivré au Luxembourg par l’Ambassade d’Autriche ;
• britannique « certificate of no impediment » délivré au Luxembourg par l’Ambassade de Grande-Bretagne ;
• cap verdienne « certificat de capacité matrimoniale » délivré au Luxembourg par l’Ambassade du Cap Vert ;
• espagnol « certificat de capacité matrimoniale » délivré au Luxembourg par l’Ambassade d’Espagne ;
• française « certificat de capacité matrimoniale » délivré au Luxembourg par le Consulat de France ;
• irlandaise « certificate of no impediment » délivré au Luxembourg par l’Ambassade d’Irlande ;
• italienne « certificat de capacité matrimoniale » délivré au Luxembourg par le Consulat d’Italie ;
• néerlandaise « certificat de capacité matrimoniale » délivré au Luxembourg par la commune du dernier domicile au Pays-Bas ou par l’Ambassade des Pays-Bas ;
• portugaise « certificat de capacité matrimoniale » délivré au Luxembourg par le Consulat général du Portugal ;
• suisse « Ehefähigkeitszeugnis » délivré au Luxembourg par l’Ambassade de Suisse ;
• turque « certificat de capacité matrimoniale » délivré au Luxembourg par l’Ambassade de Turquie.

Documents supplémentaires à fournir par tous les autres ressortissants de nationalité étrangère

Le certificat de coutume doit être délivré par la commune du dernier domicile à l’étranger ou par l’ambassade en question.

Dans certains cas, les ambassades demandent les certificats de résidence des 2 futurs époux.

Les demandeurs d’asile, non encore reconnus comme résidents en soi, doivent prouver leur état civil actuel avec un certificat attestant leur statut (délivré par le ministère des Affaires étrangères et de l’Immigration – direction de l’Immigration) pour pouvoir se marier au Luxembourg.

Dispositions spéciales concernant les ressortissants italiens

• Personne née et domiciliée depuis sa naissance au Luxembourg :
Les publications de mariage se font au Consulat d’Italie, qui sera informé par l’officier de l’état civil de la commune de résidence. L’intéressé doit remettre un certificat de résidence de toutes les communes dans lesquelles il a séjourné au Luxembourg.
• Personne née en Italie :
Les publications de mariage se font en Italie. L’Officier de l’état civil en informera la commune compétente par l’intermédiaire du Consulat d’Italie.
L’intéressé doit payer une taxe à la commune en Italie.

Dispositions spéciales concernant les ressortissants portugais
Les intéressés doivent se présenter ensemble au Consulat général du Portugal à Luxembourg, munis des pièces nécessaires, qui sont, en principe les suivantes :
• acte de naissance récent (délai de 6 mois) ;
• carte d’identité nationale ;
• passeport ;
• carte d’identité d’étranger ou certificat de résidence ;
• autorisation parentale pour les mineurs de 18 ans ;
• actes de naissance portugais mentionnant l’état civil actuel.

Les services du Consulat procèdent à la publication du mariage dans les lieux de la Chancellerie consulaire et, le cas échéant, au bureau d’état civil portugais compétent, ayant trait à la résidence des intéressés pendant les 12 derniers mois précédant l’ouverture du dossier.

Après conclusion du dossier, ces services remettent le certificat de capacité à mariage, accompagné des pièces produites, directement à l’administration communale concernée.

Télécharger la liste des pièces indispensables pour constituer le dossier de mariage

Célébration du mariage
Etant donné que certaines formalités doivent être remplies au préalable, les futurs mariés ont tout intérêt à se présenter aux bureaux de l’état civil au moins 2 à 3 mois avant la date choisie :
• les publications avant le mariage sont faites dans les communes de résidence des futurs époux pendant 10 jours consécutifs. Le mariage devra être célébré dans les 12 mois qui suivent la date de publication ;
• la date et l’heure de la célébration du mariage seront fixées lors de la remise de toutes les pièces nécessaires à la publication du mariage. Les mariages peuvent avoir lieu en principe tous les jours (ouvrables) de la semaine.

FORMALITÉS FRANÇAISES- LE DOSSIER DE MARIAGE

La première chose à faire avant de vous marier est de vérifier que vous remplissez bien les conditions qui vous autorisent à le faire ! Le futur marié doit avoir plus de 18 ans et jouir de tous ses droits, la mariée, quant à elle, doit être âgée de 15 ans au moins. Si cela n’est pas le cas, l’union est possible grâce à l’autorisation d’un des deux parents. Le Procureur de la République peut également accorder cette dispense d’âge, mais seulement dans des cas exceptionnel, le plus courant étant la grossesse. Pour demander cette dispense, il faut adresser ses motivations par courrier au Parquet du Tribunal de Grande Instance du lieu où le mariage doit être célébré.

D’autres conditions sont plus évidentes  : il faut que vous soyez tous les deux de sexe opposés, sains d’esprit, célibataires, c’est-à-dire non mariés et non pacsés, et vous ne devez pas appartenir à la même famille (frère, sour, père, grand-mère.). Il est parfois possible de s’unir entre cousins germains selon certaines conditions. Dans le cas ou la mariée est veuve ou divorcée, et si le mariage a lieu dans les 300 jours qui suivent la séparation, elle devra fournir un certificat de non grossesse. Cela a pour but d’éviter les conflits de paternité. Si la future maman accouche durant ce délai, ce certificat n’a évidemment plus lieu d’être.

En fait, la majorité apporte la capacité juridique, c’est-à-dire un ensemble de droits et de devoirs, qui permettent à la société de vous reconnaître en tant qu’adulte responsable. Il existe des cas où une personne majeure n’a pas de capacité juridique : soit elle n’est pas saine d’esprit et de ce cas, elle ne peut être tenue responsable de ses actes, soit des actes ont fait reconnaître à la société qu’elle n’était pas responsable (liberté conditionnelle par exemple). Ces personnes sont donc représentées par ce que l’on appelle généralement un tuteur, même si plusieurs termes existent selon les cas. Cette personne veillera sur les droits et devoirse de la personne sous tutelle et dans notre cas, il peut autoriser l’union, au même titre qu’un parent pour un enfant mineur.

Une fois ces conditions remplies, commencez par choisir la mairie qui accueillera votre union. Si vous habitez déjà ensemble, vous n’aurez pas le choix, ça sera la mairie de la ville ou du quartier où vous habitez. Si vous n’habitez pas encore ensemble, vous pourrez choisir entre la mairie de votre lieu d’habitation ou de celui de votre futur époux. Vous pouvez, en fournissant une preuve de domicile, tenter de vous marier dans la mairie du village de vos parents, si l’Eglise de la place vous plaît vraiment.

Suivant votre lieu d’habitation, vous devrez réserver plus ou moins à l’avance votre date de mariage. En effet, la majorité des mariages se déroulant entre les mois de mai et septembre, certaines mairies sont très sollicitées et doivent parfois célébrer de nombreux mariages la même journée. Pour plus de sûreté, choisissez votre mairie, la date de votre mariage et vos horaires dès le début des préparatifs. Vous pourrez ainsi donner une date définitive à tous vos prestataires, ce qui simplifiera l’organisation de votre mariage. N’hésitez pas non plus à vous marier en semaine, vous aurez plus de choix. Il vous suffira de prévenir suffisamment tôt vos invités pour leur laisser le temps de s’organiser. Toutefois, si votre commune est très petite, vérifiez que les célébrations de mariage peuvent se faire en semaine.

Pour recevoir votre dossier, vous pouvez d’ores et déjà vous diriger vers les registres de l’Etat Civil. Vous pouvez déjà vous munir des justificatifs suivants :

• pièce d’identité (carte d’identité ou passeport valides)
• extraits d’actes de naissance (datant de moins de trois mois)
• attestation sur l’honneur de domicile et justificatif (facture de téléphone ou de gaz)
• identité des témoins (photocopie des cartes d’identités, liste des noms, prénoms, adresses et professions)
• certificat d’examen prénuptial (datant de moins de deux mois au dépôt du dossier)

Ce dossier peut éventuellement comporter un certificat notarié de mariage, le contrat de mariage, les mentions de divorce, décès et séparation, un extrait d’acte de naissance pour un enfant à légitimer (datant de moins de trois mois), l’autorisation des parents pour enfants mineurs, le certificat de non grossesse pour les veuves et divorcées. Attention, pour l’union de mineur, les parents autorisent le mariage et ne peuvent donc pas être des témoins, il leur est interdit de tenir ces deux rôles à la fois.

Pour les ressortissants étrangers, certains documents supplémentaires sont à fournir :

•  un extrait d’acte de naissance dans la langue d’origine et sa traduction en français par un traducteur agréé (qui sera valable six mois au lieu de trois)
• un certificat de célibat (fourni par le pays d’origine)
• un certificat de coutume (fourni par le Consulat)
• photocopie des pièces d’identité

Si votre futur époux est originaire d’un pays où la polygamie est autorisée, c’est-à-dire où il peut épouser plusieurs femmes et cumuler les unions, cela reste interdit en France. Il doit donc se plier à la législation locale et être célibataire.

Si vous ou votre futur époux est réfugié ou apatride , vous pourrez trouver tous les renseignements, conseils et documents nécessaires auprès de l’OFPRA, Office français de Protection des Réfugiés et Apatrides, ou sur leur site :www.ofpra.gouv.fr .

Si vous ou votre futur époux est de nationalité française mais né à l’étranger , hors France et DOM-TOM, adressez vous au Service Central d’Etat Civil du Ministère des Affaires Etrangères ou sur leur site :www.diplomatie.gouv.fr/francais/etatcivil/demande.html

Si vous ou votre futur époux est de nationalité française né dans les territoires et départements d’Outre Mer , adressez-vous au Secrétariat d’Etat à la Culture section Outre mer. Vous pouvez également trouver les adresses précises sur le site : www.outre-mer.gouv.fr

FORMALITÉS – PUBLICATIONS DES BANS

C’est le concile de Latran, en 1215, qui réglemente pour la première fois le mariage et l’impose comme sacrement : il devient donc insoluble, excepté par la mort d’un des deux époux. Le consentement doit être libre et public et la publication des bans voit le jour afin d’éviter les mariages clandestins. Au XVIème siècle, lors du concile de Trente, la réglementation du mariage s’affine. Pour être valable, il devait obligatoirement être célébré devant un curé et des témoins et avoir été précédé de la publication des bans. Ces mesures permettaient de réduire considérablement le concubinage et les enfants illégitimes. Avec la Révolution Française , l’Eglise Catholique perd son monopole du mariage par l’instauration du mariage civil comme unique lien officiel. Cela explique pourquoi un mariage religieux doit toujours être précédé du mariage civil.

Aujourd’hui la publication des bans dure une dizaine de jours à compter de la remise du dossier complet en mairie. Le mariage peut avoir lieu après la publication, c’est-à-dire le onzième jour, jusqu’à l’année suivante. Ensuite, cette publication n’est plus valable, et le mariage ne peut plus avoir lieu.

Cet affichage doit avoir lieu dans chacune des mairies dont dépendent les résidences des futurs époux , ainsi que dans celle où aura lieu le futur mariage. A savoir que l’un de vous deux doit résider dans la commune depuis un mois au moins à la publication des bans, mais les communes sont peu regardantes. Vous pouvez donc essayer de vous unir dans la petite mairie du village de vos parents.

Le but moderne de la publication des bans est de permettre à toute personne qui aurait des motifs justifiés de s’opposer à votre union de le savoir et de pouvoir se manifester. Dans certains cas, rares, le Procureur de la République peut vous dispenser de la publication dans son intégralité ou des délais : si vous êtes connus publiquement ou si vous avez cités dans une affaire judiciaire.

FORMALITÉS – LES TÉMOINS DE MARIAGE

Vous marier publiquement, ça veut surtout dire devant témoins  ! Que ce soit à la mairie ou à l’Eglise, c’est obligatoire. Au regard de la commune ou de la communauté religieuse, ils sont l’assurance de la véracité de votre union.

Vous devez en choisir un chacun . Cela va de soi que vous ne pouvez avoir le même. Vous pouvez aussi en avoir deux chacun pour la mairie et pour l’Eglise. A savoir également que vous n’êtes pas obligés d’avoir les mêmes témoins à la mairie ou à l’Eglise, ce qui est tout de même très pratique lorsque l’on ne veut blesser personne et que tout le monde veut être votre témoin !

Vous devez informer la mairie de vos témoins dans le dossier que vous allez leur remettre. Munissez-vous d’une photocopie de leur carte d’identité. Vous aurez aussi à donner leurs noms, prénoms, domiciles et professions. De la même manière, vous devrez informer votre célébrant de vos témoins.

FORMALITÉS – LA VISITE PRÉNUPTIALE

Nécessaire à la publication des bans , cette formalité se compose en réalité de deux rendez-vous chez votre médecin et d’une prise de sang. Cette analyse va permettre de certifier que vous êtes « compatibles » et donc que vous pouvez vous marier sans problèmes !

Vous en aurez besoin pour compléter votre dossier de mairie, pensez donc à prendre rendez-vous dans les deux mois qui précèdent la cérémonie.

FORMALITÉS – DÉMARCHES APRÈS MARIAGE

Après le mariage, le voyage de noces . Et au retour, encore des formalités ! Mais pas de panique, voici toutes les informations dont vous aurez besoin.

Tout d’abord, une chose est sûre, c’est peut-être un côté pas très sympathique du mariage, mais il ne faut pas trop traîner non plus. Certaines démarches sont obligatoires , d’autres non, mais fortement conseillées. elles vous permettront de gagner quelques jours de congé par exemple !

Les démarches obligatoires concernent  : l’employeur, la Sécurité Sociales , les Impôts et la Préfecture. Elles sont toutes gratuites.

•  Pour votre employeur, il est généralement déjà au courant. Grâce aux conventions collectives, vous pouvez bénéficier de quelques jours de congé juste avant ou juste après la cérémonie.
• La sécurité Sociale, une fois informée, vous donnera le droit de profiter de la couverture sociale de votre conjoint, si vos droits sont épuisés.
• A partir de votre mariage, vous ne ferez plus qu’une seule déclaration d’impôts pour le foyer, et bien souvent vous en paierez moins !
• Quant à la préfecture, madame doit changer son nom si elle a choisi de prendre le patronyme de son époux, et vous devez également déclarer votre changement de domicile si vous avez déménagé à cette occasion.

Les autres démarches ne sont pas obligatoires mais sont conseillées tout simplement pour vous éviter quelques désagréments ou vous simplifier la vie.

•  Si vous avez déménagé à l’occasion du mariage ou envisagez de le faire dans les mois qui suivent, vous devrez changer de passeport et de carte d’identité. Il est tout à fait possible de les conserver avec une ancienne adresse mais cela peut se révéler problématique dans certaines situations. C’est même très pratique pour madame si elle a changé de nom !
• Vous avez prévenu votre Sécurité Sociale et vous avez une mutuelle complémentaire. C’est le même principe : votre conjoint peut peut-être en bénéficier sans payer de cotisation, renseignez-vous.
• Pensez également à informer votre banque de votre changement de statut ; si vous avez souscrit à une assurance-vie, par exemple, vous pouvez en faire bénéficier votre conjoint.
• Une autre modification très simple et qui a son importance : le CV. Votre statut doit y apparaître et mentir à un futur employeur lors d’un entretien est considéré comme une fraude. Par contre, lui n’a pas le droit de ne pas vous embaucher parce qu’il considère que vous venez de vous marier et que vous voulez sûrement des enfants.
• Et de manière générale, pensez à prévenir toutes les personnes avec qui vous êtes en contact professionnellement ou personnellement : médecins, associations, clubs de sport.

Un petit conseil pour aborder ces démarches en toute sérénité  : pendant toute la durée de vos préparatifs, consignez les institutions, associations et professionnels auxquels vous avez affaire dans votre quotidien, vous obtiendrez une liste plus précise des personnes à prévenir de votre changement de statut !

CONTRATS DE MARIAGE

Il existe trois types de contrats de mariage . Chacun d’entre eux a été rédigé de manière à ce que vous puissiez trouver la formule qui vous convient le mieux. En cas de doute, n’hésitez pas à demander des conseils à un avocat ou un notaire. Ils sauront vous guider en fonction de votre cas particulier et vous expliquer le réel engagement que cela représente.

En fait, à partir de votre mariage, chacun de vous sera soumis à des droits et devoirs qui sont délimités dans chacun de ces contrats. Sachez que si vous n’en choisissez pas un particulier, vous serez automatiquement liés par ce que l’on appelle le régime légal de la communauté réduite aux acquêts.

Définir votre contrat de mariage est un acte « solennel »c’est-à-dire officiel, reconnu par la communauté. Il doit donc se dérouler en présence d’un notaire, qui certifie de son caractère solennel. A la suite de ce choix et de la signature du contrat, le notaire vous remettra un certificat, qui ne mentionne pas le type de contrat choisi mais qui en atteste l’existence, qui sera à joindre au dossier de mariage à remettre en mairie pour la publication des bans.

Il est possible de changer de régime matrimonial après le mariage, cependant il est tout de même conseillé de prendre suffisamment de temps pour faire le bon choix, les démarches de modifications étant relativement compliquées. Il vous faudrait faire établir un acte notarié du changement et le soumettre à l’homologation du Tribunal de Grande Instance dont dépend le domicile des époux, et cela minimum deux ans après le mariage. Ce régime vous liera l’un à l’autre de manière plus ou moins « proche », pesez donc bien le pour et le contre.

Certaines règles sont communes à tous les types de contrats de mariage, elles sont consignées dans ce qui s’appelle le « régime primaire » et se divisent en trois points.

•  les époux se doivent mutuellement fidélité, assistance et secours : vous devez donc trouver un terrain d’entente pour habiter ensemble, au domicile conjugal, et vous aidez mutuellement dans la vie de tous les jours comme dans les moments plus difficiles, comme la perte d’un emploi par exemple.
• Les époux contribuent ensemble aux charges du mariage, et ce, en proportion de leurs possibilités respectives. Cela comprend aussi bien les vacances et les loisirs que le loyer, les factures d’électricité et de téléphone.
• Les époux sont solidairement tenus des dépenses de l’entretien du ménage, c’est-à-dire les loyers et courses quotidiennes, l’éducation des enfants.

La communauté réduite aux acquêts , aussi appelée communauté légale est le régime qui vous est attribué automatiquement si vous ne signez pas de contrat de mariage. Vous pouvez également choisir de vous-même ce régime. Ce système fait la différence entre vos biens personnels respectifs, acquis avant le mariage ou reçus par donation ou succession après le mariage, qui n’appartiennent qu’à vous, et les biens acquis à titre onéreux pendant le mariage qui sont appelés des biens communs. Ces acquisitions peuvent provenir à la fois des revenus de vos activités professionnelles que des économies réalisées grâce aux biens propres.

Pour les dettes, c’est un peu la même chose. Toutes celles contractées avant le mariage restent respectivement les vôtres et vous ne pouvez utiliser que vos revenus et biens propres pour les effacer. Quant aux dettes contractées pendant le mariage, elles concernent les revenus des deux époux et biens communs si vous avez fait la dépense ensemble. Dans les cas où la dépense n’a été faite que par l’un de vous, ce sont les biens communs et seulement ses revenus qui sont saisissables. Attention, vous êtes solidaires de votre ménage, donc toutes les dettes contractées pour l’éducation de vos enfants ou l’entretien du ménage vous lient tous les deux et donc vos biens communs et revenus respectifs.

Pour finir, en ce qui concerne vos biens communs, vous les gérez ensemble. Chacun peut prendre l’initiative de faire réparer un objet acheté en commun mais pas de le vendre. Pour cela, il faut vos deux accords. Vous continuez à gérer personnellement vos biens propres à l’exception du domicile conjugal, même s’il appartient à l’un de vous en tant que bien propre.

Le régime légal prend fin avec un changement de régime matrimonial, le divorce ou le décès. Dans tous les cas, la présence du notaire est nécessaire afin de procéder aux opérations qui s’imposent : liquidation, partage. C’est-à-dire partager les biens communs entre vous ou avec les enfants et autres ayants droit.

Ce régime peut être affiné pour mieux servir votre cas particulier grâce à l’ajout de clauses qui seront effectuées par votre notaire.

Les clauses les plus courantes concernent, qui sont également appelées avantages matrimoniaux, concernent les biens communs : ce qui les compose ou ce qui les partage. Il en existe six principales.

• La clause de prélèvement permet à l’un de vous, en cas de dissolution du contrat, de conserver un ou des éléments des biens communs. Il doit compenser la valeur de ses biens pour que le partage soit équitable, que ce soit envers le conjoint ou envers les enfants héritiers, car il ne s’agit pas d’une donation. Si cette valeur dépasse le montant total de la part personnelle calculée pour la partage, la différence est également due.
• La clause de préciput permet à un des conjoints de prélever un bien ou une somme d’argent sur les biens communs avant tout partage, sans rien devoir en échange.
• La clause partage inégal affine la notion même de partage. a réglementation prévoit un partage égal entre les deux époux ou entre les bénéficiaires. Cette clause permet de changer les proportions de ce partage en 2/3 pour l’un et 1/3 pour l’autre par exemple. Attention, si les biens sont partagés de cette manière, les dettes le seront également.
• La clause d’attribution intégrale de la communauté ne joue de rôle qu’en cas de dissolution par décès de l’un des deux conjoints et est très avantageuse. Elle permet à au conjoint survivant de bénéficier non seulement de sa part mais aussi de celle de son conjoint décédé soit en propriété, soit en usufruit. A savoir que l’usufruit est le droit de jouir d’un bien, c’est-à-dire de l’utiliser et de d’utiliser le résultat de son activité sans en avoir la propriété qui appartient aux ayants droits du conjoint décédé. Vous ne pouvez donc pas céder cette part, ni même la détruire, mais vous pouvez l’utiliser à votre guise. Comme cette clause ne joue que lorsque l’un des deux conjoints décède, elle peut être stipulée pour chacun de vous, elle permettra au survivant de ne pas s’acquitter de droits de succession non plus.
• La clause de dot permet de faire état des donations effectuées pour le mariage. Cela permet de conserver ces biens au statut de bien propres et de ne pas léser les frères et sours du conjoint qui a bénéficié de la donation en cas de succession.
• La clause d’apport permet de faire un constat des biens mobiliers, par opposition aux biens immobiliers, qui font partie des patrimoines personnels de chacun afin de faciliter la restitution en cas de dissolution. Ces biens peuvent être des meubles, une somme d’argent, des bijoux. La clause d’apport est en fait une preuve de l’existence de ces biens qui facilite notamment les successions.

Toutefois ces clauses ont toutes des conséquences différentes selon le type de dissolution du régime légal. Prenez le temps de considérer chacune d’entre elles entre vous et avec votre notaire.

La communauté universelle est composée de tous les biens du couple, c’est-à-dire ceux acquis séparément avant le mariage et ceux acquis pendant le mariage, à titre gratuit ou à titre onéreux. A moins d’une stipulation expresse, type de clause, certains biens restent propres par nature : vêtements ou outils nécessaires à l’exercice de la profession.

En principe, lorsque les époux choisissent la communauté universelle, les biens et dettes sont partagés par moitié. Les pouvoirs respectifs sur les biens sont donc identiques à ceux du régime légal : les biens ne peuvent être vendus qu’avec l’accord des deux conjoints. La gestion des dettes se fait de la même manière, excepté que l’accord des deux conjoints est indispensable en matière de cautionnement, sinon celui-ci s’avère nul.

Si le foyer compte des enfants qui ne sont pas communs au couple, comme c’est souvent le cas aujourd’hui, il est possible d’apporter une clause au contrat qui permettra de limiter l’avantage matrimonial au survivant en cas de décès du parent. Appelée action en retranchement, elle permet aux héritiers de récupérer les biens appartenant en propre au défunt avant le mariage (ou le changement de régime matrimonial). Les autres restrictions porteront sur le partage en lui-même. Ainsi le conjoint survivant pourra récupérer la totalité du patrimoine en tant qu’usufruitier seulement, c’est-à-dire qu’il pourra jouir du patrimoine sans pouvoir le céder, en récupérer ¼ en pleine propriété et les ¾ restants en usufruit ou partager définitivement le patrimoine avec les héritiers. Ce partage se fait en parts égales : ½ s’il n’y a qu’un enfant, 1/3 s’il y a deux enfants et ¼ s’il y a trois enfants et plus. Ces dispositions restent à la convenance du couple qui n’est pas obligé d’y avoir recours.

Ce régime est considéré idéal pour les couples qui n’ont pas eu d’enfants de leur côté avant leur union et qui désirent que le conjoint survivant conserve la totalité du patrimoine.

Le régime de la séparation de biens ne créée pas, par principe, de communauté entre les deux époux. Les biens n’appartiennent qu’à celui qui les a acquis à titre onéreux ou gratuit et les dettes incombent à celui qui les contractées. On ne peut demander réparation au conjoint qui n’est pas responsable de la dette.

Lorsque le couple assure l’entretien d’enfants, les deux époux deviennent solidaires. En cas de dettes, même contractées par un conjoint seul, les biens communs peuvent être saisis.

Le seul bien dont le propriétaire ne peut jouir seul est le domicile conjugal. Si l’un des deux conjoints est l’unique propriétaire du logement qui abrite le foyer, il ne peut prendre seul la décision de le vendre ou de le quitter pour le louer.

Ce régime montre, comme les autres, des avantages et inconvénients. Deux avantages conséquents concernent les biens professionnels si l’un des deux conjoints pratique une activité commerciale, libérale ou artisanale, et le second si le couple compte des enfants nés d’une autre union. Ils pourront ainsi récupérer le patrimoine intégral de leur père ou de leur mère à leur décès.

Par contre, si l’un des deux époux se consacre à l’entretien du ménage ou l’éducation des enfants , il ne participe pas à ce que l’on appelle l’enrichissement du ménage. Sans clause spécifique, il ne recevra donc rien en cas de dissolution du mariage par divorce ou par décès. Il existe pour cela ce que l’on appelle la constitution d’une société aux acquêts qui permet de mettre en commun une certaine quantité définie de biens. Un régime appelé de participation aux acquêts permet également d’atténuer ces inconvénients tout en fonctionnant dans le système de séparation des biens.

Le régime de participation aux acquêts est ce que l’on appelle un régime séparatiste , c’est-à-dire qu’il fonctionne de la même manière que le régime de séparation des biens. Les biens et dettes sont propres à chacun des conjoints à l’exception de l’entretien du ménage et de l’éducation des enfants.

Lorsque ce régime est dissolu , par divorce ou par décès, on compare les biens que possédaient chacun des époux avant le mariage et le total du patrimoine à la dissolution, chacun participant pour moitié à l’enrichissement de l’autre. De cette manière, si un enrichissement est constaté, il sera divisé également entre les parties. Si l’un des deux s’est appauvri, il devra en revanche assurer seul cet appauvrissement.

Le partage entre les conjoints s’appelle une créance de participation. Elle doit être réglée à la dissolution en argent ou par l’attribution d’un bien. Il est également possible de demander un délai à la justice, mais celui-ci ne peut pas dépasser cinq ans.

Pour éviter les conflits de partage des biens professionnels lors de la dissolution, des clauses de protection de ces biens ou de partage inégal peuvent être insérées par votre notaire.

A SAVOIR – LES DROITS ET DEVOIRS

Lorsque deux personnes se marient, elles créent autour d’elles une somme de droit, de devoirs, de charges et d’interdictions, et cela, quel que soit le contrat de mariage choisi ou échu par défaut. C’est ce que l’on appelle le régime primaire.

Les droits concernent ce que vous pouvez faire sans l’accord de votre conjoint. Ainsi vous pouvez décider de commencer, ou de ne pas arrêter, une carrière professionnelle . S’il y avait une raison valable pour que votre conjoint s’y oppose, il devrait le faire devant un tribunal qui décidera selon votre situation et les arguments avancés. Une mauvaise santé peut, par exemple être retenue comme un motif valable puisque travailler pourrait aggraver votre situation et vous mettre en danger.

Vous avez le droit d’utiliser vous-même les ressources financières dont vous disposez  : revenus, salaires, loyers, capitaux financiers. A condition d’en faire d’abord profiter le ménage : vous devez veiller à ce que votre foyer soit entretenu : factures, éducation des enfants, habillement.

Vous pouvez également ouvrir, fermer et gérer vos comptes bancaires personnels sans l’accord de votre conjoint. Il ne pourra avoir un droit de regard que si vous lui faite une procuration, c’est-à-dire une autorisation écrite et communiquée à votre banque. Attention, il n’en est pas de même si vous avez un compte commun.

Vos devoirs peuvent se diviser en trois points. Vous vous devrez mutuellement fidélité, assistance et secours  : vous devez donc trouver un terrain d’entente pour habiter ensemble, au domicile conjugal, et vous aidez mutuellement dans la vie de tous les jours comme dans les moments plus difficiles, comme la perte d’un emploi par exemple. S’il y avait litige en ce qui concerne le choix d’un domicile conjugal, c’est le tribunal qui trancherait puisque vous êtes tenus d’habiter sous le même toit.

Vos charges sont les frais indispensables qui servent à assurer la vie commune dans le foyer entre les époux et les enfants. Cela concerne les factures de chauffage, d’entretien, de nourriture, d’habillement, le loyer, les taxes d’habitation. Chacun des conjoints doit y participer selon ses moyens : celui qui gagna un peu plus devra payer un peu plus ! En cas de litige sur le partage ou pour non-paiement, un juge de paix peut vous aider à trouver une solution.

Vos interdictions concernent principalement les biens que vous gérez en commun ou dont vous avez besoin pour vivre. Si le logement dans lequel le foyer vit appartient à l’un des deux conjoints, celui-ci ne peut pas le vendre sans l’accord de l’autre. De la même manière, un déménagement de tout logement, que cous soyez propriétaire ou locataire, est une décision qui se prend à deux. Dans touts les cas, c’est le Tribunal qui vous aidera en cas de litige.

Dans tous les cas, dès le moindre conflit concernant ces points, la loi a prévu un médiateur légal qui vous aide tout d’abord à trouver des solutions sans exercer d’action en justice, c’est le juge de paix.

A SAVOIR – ASSURANCE ANNULATION DE MARIAGE

Une assurance d’annulation de mariage vous permet de ne pas avoir à payer tous vos prestataires si, pour des raisons relativement délimités tout de même, votre mariage devait être annulé ou reporté. Ce contrat s’appuie sur les justificatifs de vos liens avec vos prestataires, c’est-à-dire les contrats que vous avez passés avec eux. Il se souscrit en 30 et 365 jours avant la date de votre mariage.

C’est le contrat en lui-même qui déterminera les conditions exactes de garanties et d’exclusion mais certains évènements se retrouvent plus ou moins dans chacune des polices d’assurance.

De manière générale, on différencie les événements proches des phénomènes extérieur s. Les événements proches vous touchent vous et votre famille proche. Il s’agit du décès accidentel, maladie grave ou accident grave, constatés médicalement, de vous ou votre futur époux ainsi que frère, sour, parents et grands-parents. Si vous êtes enceinte, des complications nettes et imprévisibles durant votre grossesse sont aussi un motif valable d’annulation. Les phénomènes extérieurs sont ceux que vous ne pouvez pas maîtriser. On y retrouve l’indisponibilité des locaux suite à un incendie, dégât des eaux ou effondrement, blocage des axes de circulation, deuil national, grève des transports, carence d’un prestataire ou de la fourniture en courant.

Les exclusions, c’est-à-dire les motifs non valables pour bénéficier de cette assurance , concernent le refus de l’un des deux futurs conjoints ou un manque d’argent, un état physique ou psychologique déjà existant de l’un des deux futurs époux, tout acte délictueux ou volontaire. En ce qui concerne les manifestations en plein air ou dans des installations temporaires, elles font partie des exclusions mais peuvent être assurées par la souscription à une prime additionnelle.

Dans tous les cas, il est conseillé de souscrire à une assurance annulation de mariage car son coût est dérisoire face aux pertes générées par une annulation sans assurance. Renseignez-vous auprès de votre agent et donnez lui tous les points clefs de votre mariage : nombre de personnes, lieux, trajets, installation, prestataires. Il saura vous conseiller pour vous garantir une assurance la plus adaptée au mariage que vous organisez et vous vous sentirez plus tranquille.

A SAVOIR – ASSURANCE RÉSPONSABILITE CIVILE

Un mariage est considéré par la loi comme une manifestation à but non lucratif . Vous êtes donc tenu pour responsable en cas de problème. Pour éviter tout désagrément, il vous faut souscrire une assurance de responsabilité civile organisateur. Elle vous protège vis-à-vis des dégâts causés dans les locaux loués, sur le matériel ou encore si vous aviez des cas d’intoxication alimentaire. Renseignez-vous auprès de votre agent d’assurance et donnez lui tous les points clefs de votre mariage : nombre de personnes, lieux, trajets, installation, activités, prestataires. Il saura vous conseiller et vous garantir une assurance de responsabilité civile la mieux adaptée à votre mariage. Vous pourrez ainsi profiter de votre cérémonie et de votre réception en vous sachant en toute sécurité.

A SAVOIR – MARIAGES RELIGIEUX PAR CULTES

Le mariage catholique est considéré par l’Eglise comme un sacrement. La cérémonie a traditionnellement lieu dans la paroisse de la mariée, c’est-à-dire la communauté catholique locale, mais aujourd’hui on peut choisir n’importe quelle Eglise. Durant la préparation, les futurs époux rencontrent d’autres couples qui désirent s’unir et leur prêtre. Pour la cérémonie, ils ont le choix entre une messe qui comportera l’eucharistie, moment de partage avec Dieu, et une simple bénédiction. Celle-ci est souvent choisie par les couples qui ne sont pas habitué à communier ou qui savent que peu de gens dans l’assemblée y sont attachés. Cette préparation commence quelques mois avant la célébration de l’union et est très importante puisque le prêtre va sensibiliser le jeune couple sur l’engagement qu’ils vont prendre. Le mariage étant un sacrement, la signification de leur union au sein de la communauté est très forte : s’unir devant Dieu, c’est rendre la mariage insoluble devant les hommes. Les valeurs associées à cette union sont l’amour et le don de soi, la fidélité, la naissance et l’éducation des enfants dans la communauté. Pour pouvoir s’unir à l’Eglise, les futurs mariés doivent constituer un dossier qui contient les actes de naissance et certificats de baptême des fiancés, un certificat de mariage civil, la liste de leurs témoins et une déclaration d’intention. Ce dossier est complété par la publication de bans à l’entrée de l’église une dizaine de jours avant la cérémonie. L’Eglise catholique ne reconnaît pas les divorces et n’accepte pas les remariages. Les futurs mariés peuvent choisir n’importe quel jour de l’année pour célébrer leur union, excepté les vendredi et samedi saints. Les mariages mixtes sont aujourd’hui tolérés par l’Eglise. Les catholiques peuvent épouser un orthodoxe ou un protestant avec un simple certificat de baptême. La seule obligation pour le ou la fiancée de confession non catholique, est de s’engager à élever ses enfants dans la foi catholique, ce qui inclut le baptême.

Le mariage protestant diffère quelque peu du mariage catholique en cela qu’il n’est pas considéré comme un sacrement mais comme un engagement solennel. Les usages de la cérémonie s’apparentent à ceux de la cérémonie catholique à l’exception de la communion qui n’est pas célébré. La préparation commence un mois avant la date de la cérémonie et le dossier se compose seulement du certificat de mariage civil. Les protestants autorisent les divorces et remariages.

Le mariage orthodoxe est une cérémonie solennelle. Cette religion reconnaissant les sept sacrements de l’Eglise catholique, chacune des différentes Eglises pratiquent donc le mariage. Une des différences vient du fait que la musique est interdite durant l’office, les cérémonies sont donc intégralement chantées. Les différents types de cérémonies peuvent montrer la bénédiction des alliance, chacun des époux tenant un cierge dans une main, ou le couronnement des époux qui est de moins en moins pratiqué. De toutes ces Eglises, le rite byzantin est encore celui qui donne lieu aux fêtes les plus somptueuses.

Le mariage juif a traditionnellement lieu dans une synagogue mais le jeune couple peut choisir de s’unir sous un dais nuptial, également appelé Chuppah. Selon la Torah , le mariage est un devoir au même titre que la procréation : il n’est pas possible de fonder une famille sans s’être mariés au préalable. Trois mois avant la cérémonie, les futurs époux doivent remettre leur dossier qui se compose des actes de naissance des fiancés, du certificat de Bar Mitsva du futur marié, qui prouve son entrée dans la maturité, de l’acte de mariage des parents, appelé Kétuba, ou le nom du rabbin qui les a unis, du livret de famille des parents et du certificat de mariage civil. Ce dossier est enregistré au Consistoire. La préparation de la future mariée est prise en charge par une femme déjà mariée qui va l’initier aux rites israélites dont le Chabout, la cachérisation de la viande et l’éducation des enfants, bases de la vie quotidienne. Le jeune couple suit également des cours auprès de leur rabbin qui intervient dans des débats où les aînés guident les futurs mariés dans une réflexion sur leur chemin de vie. La mariée doit être purifiée avant la cérémonie par une ablution appelée Tevila, dans l’établissement des bains rituels, le Mikvé, dont elle donnera le certificat au rabbin. Chacun des mariés a un témoin, un homme juif religieux, mais ils doivent être de familles différentes. La cérémonie se compose de la signature du Ketuba, et du don de l’alliance à sa promise par le fiancé, qu’il place à l’index de sa main droite. Le jeune époux s’adresse ensuite à sa femme en hébreu : « Vois, tu m’es consacrée par cette alliance, conformément à la loi de Moïse et d’Israël ». La mariée offrira son anneau à son époux en toute intimité un plus tard dans la soirée. La cérémonie se termine par le rite du vin : les jeunes mariés le boivent puis l’époux brise son verre sous son pied pendant que les invités crient « Mazeltov » afin de leur souhaiter bonne chance. Il faut qu’au moins dix hommes assistant à cette cérémonie, en tant que témoins, pour qu’elle soit valide. Les Israélites ne peuvent se marier le samedi, dit jour de Sabbat, qui est réservé à la prière et l’étude, ni les autres jours de fêtes religieuses.

Le mariage musulman se déroule traditionnellement au domicile de la fiancée. Le mariage est très important pour les musulmans, ainsi que les fiançailles qui ont souvent lieu quelques jours à peine avant la cérémonie de mariage, ce qui fait souvent durer les festivités durant quelques jours. La préparation concerne surtout les deux familles qui doivent s’accorder sur la dot de la jeune mariée sans laquelle le mariage n’est pas possible et qui restera sa propriété toute sa vie. Le dossier ne se compose que du certificat de mariage civil. Le mariage, qui n’est pas une cérémonie religieuse pour les musulmans, divise les hommes dans une pièce et les femmes dans une autre. Elle a lieu en présence d’un imam et d’une dizaine de témoins. Outre la dot, le mariage est scellé par l’acceptation de la jeune femme d’épouser son fiancé. Sa réponse est confirmée traditionnellement par son silence, ses larmes ou ses rires. Les traditions changent cependant beaucoup d’un pays à l’autre. Les anneaux ne sont pas obligatoires et bien souvent seule la femme recevra soit un anneau qu’elle gardera à son annulaire droit, soit un collier ou un diadème. Les autres femmes se couvrent de henné en signe de partage du bonheur des jeunes époux, parfois certains hommes le pratiquent également. Pour que le mariage soit reconnu par la communauté musulmane, le futur marié doit obligatoirement être musulman ce qui n’est pas obligatoire pour la future mariée qui peut être d’une autre confession.

Le mariage bouddhiste consiste en un rituel dont la date est soigneusement choisie en fonction des jours favorables du calendrier lunaire. Les futurs époux doivent avoir reçu la bénédiction de leurs parents respectifs. Ce rituel a traditionnellement lieu dans ce qui s’appelle la grande salle du temps et consiste en la récitation de prière à l’intention de Bouddha afin de recevoir sa bénédiction. Un lama, sorte de religieux, béni le couple à l’aide d’eau safranée, puis le couple s’offre mutuellement de la nourriture, symbole de compassion, d’amour et de joie, et de l’alcool, symbole de sagesse et de connaissance. La cérémonie se clôt sur la remise au couple d’une écharpe de soie blanche ou aux couleurs des cinq éléments, appelée Kata qui représente l’équilibre et la longévité du couple, et du cordon de bénédiction qui est placé autour du cou des jeunes mariés par le lama. Le rouge étant la couleur du mariage, les maisons des deux familles seront décorées de cette couleur et les jeunes mariés dormiront dans un lit neuf, et rouge. Si le marié offrait autrefois de l’argent à sa belle-famille, aujourd’hui, il paye la totalité de la cérémonie et la mariée apporte des bijoux de famille.

Le mariage hindouiste a aujourd’hui un caractère solennel tout à fait moderne qu’il n’avait pas auparavant du fait des contraintes dues aux castes, bien plus rigides. La meilleure date pour choisir le mariage est, en revanche, toujours choisie selon les astres. La cérémonie se déroule principalement autour d’une salle décorée en vert pour l’occasion, à l’aide de nombreuses plantes, qui s’appelle le Pandel. Les futurs époux y prennent place afin de passer les différents rituels au travers desquels les dieux sont honorés. De la nourriture est apportée et des bains sont donnés par de vieilles femmes, ces rites évoquent encore certains dieux : Ganesh, Shiva, Veruna. Les époux reçoivent ensuite l’équivalent de la bénédiction qui sont le Thâli Pûja et le Thâli Kattudal, ils s’échangent leurs alliances, puis leurs bracelets de pieds, qui ont été bénis. La cérémonie se termine par les félicitations aux jeunes époux puis par un banquet.

 

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